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La ministre Fatima Camara protège le panier de la ménagère à l’aube du Carême et du Ramadan

Ce lundi 16 février, à quelques heures du Carême et du Ramadan, deux moments de recueillement et de partage, la ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Fatima Camara, a posé un acte qui dépasse les chiffres et les protocoles. En signant un accord majeur avec les acteurs économiques, elle a voulu offrir aux familles une respiration, une garantie que le panier de la ménagère ne sera pas abandonné aux caprices des marchés. Les regards présents traduisaient la conscience de vivre un instant décisif, où la régulation devient un geste de solidarité.

Ce partenariat, qui réunit la Direction générale des Douanes, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée ainsi que la Direction nationale du Commerce extérieur et de la Concurrence, se veut une barrière contre la spéculation. Il rappelle que l’État n’est pas spectateur mais protecteur, qu’il doit anticiper les secousses du fret et les fluctuations monétaires pour préserver la dignité des foyers. Les paroles de la ministre, fermes et empreintes de compassion, ont résonné comme une promesse : « Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre sur un papier, c’est le prix affiché sur les étals. » Dans cette phrase, toute la tension entre économie et quotidien se cristallise.

Les nouvelles grilles tarifaires, ajustées avec minutie, témoignent d’un effort concerté. Le sac de riz blanc de 50 kg passe à 260 000 GNF au lieu de 270 000, celui de 25 kg d’oignons à 270 000 GNF au lieu de 290 000, le riz étuvé de 50 kg est fixé à 280 000 GNF, le sucre de 50 kg à 350 000 GNF, l’huile de 20 L à 305 000 GNF, la farine de 50 kg à 360 000 GNF. Le carton de poulet entier de 10 kg est ajusté à 310 000 GNF contre 295 000 auparavant, tandis que le carton de cuisses de poulet de 10 kg est fixé à 220 000 GNF. La ministre a expliqué que ces ajustements sur la volaille répondent à la hausse des coûts logistiques et de la chaîne du froid, afin d’éviter toute rupture de stock.

Pour garantir l’application de ces prix, des mécanismes de contrôle seront déployés sur tout le territoire. La ministre a averti qu’aucune rétention de stock ni manipulation d’étiquettes ne sera tolérée. Un numéro vert, le 142, est mis à la disposition des citoyens pour signaler tout abus. Ainsi, la population devient actrice de la régulation aux côtés des institutions.

L’accord devient ainsi un pacte de confiance, une alliance entre institutions et citoyens pour que la solidarité ne reste pas un mot mais une réalité.

Au-delà des chiffres et des discours, ce geste politique s’inscrit dans une démarche de protection et de respect. Il incarne la volonté de préparer les célébrations religieuses dans la sérénité, de rappeler que la régulation économique peut être un acte de foi envers le peuple. Dans un contexte où la vie chère menace de fragiliser les foyers, cette initiative apparaît comme une main tendue, une promesse de stabilité et de dignité.

Sekouba Kourouma

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