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Transport urbain à Conakry : un calvaire pour les citoyens

Dans la capitale guinéenne, se déplacer relève d’un véritable parcours du combattant. Chaque matin, dès l’aube, des milliers de citoyens convergent vers le centre-ville de Kaloum, avant de reprendre le chemin inverse le soir. Ce mouvement massif s’effectue dans un désordre indescriptible, dominé par des véhicules de transport surchargés et mal organisés.

Des bus bondés et des taxis étouffants

Les bus de transport ressemblent à des boîtes de sardines, où les passagers s’entassent au point de ressentir crampes et paralysies temporaires. Les taxis, eux, deviennent des espaces de souffrance, où l’on voyage serré, parfois sur des tronçons volontairement raccourcis par les chauffeurs.

Pour Sana Sory Camara (Enta marché), se déplacer à Conakry c’est un vrai calvaire. « Il faut être matinal pour espérer trouver un minibus ministériel qui fait le trajet direct vers Kaloum à 5.000 ou 7.000 FG. Le soir, c’est la même bataille, parfois on finit par prendre une moto pour rentrer. »

De son coté, Fatoumata Binta Barry (Gbéssia Rond-point) affirme que Gbéssia est un carrefour stratégique, mais on peut y passer des heures sans trouver de voiture. « Quand on a la chance d’avoir un taxi, le chauffeur coupe le trajet en deux et nous entasse à l’intérieur», dit-il.

Pour sa part, Fodé Keïta (Sanoyah) soutient que c’est toujours la même situation, sans changement. «Nous payons cher pour nous déplacer, mais obtenir un bus ou une voiture reste un problème majeur pour ceux qui vivent loin. Nous demandons à l’État de prendre cette question à bras-le-corps », souligne-t-il.

Un appel pressant à l’État

Le transport urbain à Conakry est devenu un calvaire quotidien, symbole d’un secteur laissé à l’abandon. Les citoyens interpellent les autorités pour une réforme urgente, afin de garantir un déplacement digne et accessible à tous.

Lansana Camara

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