Les opérations de déguerpissement visant les occupations anarchiques et persistantes des abords des routes, encombrants physiques, installations commerciales illégales et marchés débordant sur la chaussée ont repris dans la matinée de ce mercredi 21 janvier 2026 dans la commune urbaine de Sanoyah.

Pour cette opération, la commune a déployé sur le terrain des agents de la garde communale, accompagnés de leur commandant. Sur place, les femmes, notamment les vendeuses de friperie, ont commencé à enlever leurs tables avant l’arrivée des engins.
« Malgré les avertissements, matérialisés par la pose de croix sur leurs tables, elles n’ont pas accepté de quitter les lieux. Beaucoup pensaient qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Et aujourd’hui, dès notre arrivée, nous avons commencé à enlever certaines tables ; c’est à ce moment-là qu’elles ont compris que c’était sérieux. Raison pour laquelle vous les voyez retirer rapidement leurs tables avant le passage de la machine », confie un garde communal.
Ces femmes ont été sommées de respecter la distance indiquée, c’est-à-dire de se tenir derrière le poteau en béton.
Dans la commune de Matoto, tôt le matin, les agents de la Police nationale et du Génie militaire, fortement mobilisés, sont également entrés en action. Appuyés par deux engins, ils ont dégagé tout ce qui obstruait jusque-là la circulation dans cette zone.
Comme à Sanoyah, les propriétaires des espaces concernés s’efforcent de sauver ce qui peut encore l’être. Pourtant, selon les autorités locales, au-delà du communiqué de la Police et des nombreux avertissements, des responsables locaux étaient déjà passés pour informer les occupants de l’imminence de cette opération.

















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