La cité sainte de Touba s’apprête à vivre un moment historique avec le lancement officiel des travaux de réhabilitation de la Grande Mosquée Karamokhoba, édifice construit en 1822 et dont la dernière rénovation remonte à plus de trois décennies.

Joyau spirituel de la confrérie mouride et l’un des plus grands lieux de culte d’Afrique de l’Ouest, la mosquée est au cœur d’une mobilisation exceptionnelle réunissant fidèles, dignitaires religieux et personnalités de la société civile. Ce dimanche 18 janvier 2026, l’association ’’La Diakspora’’ a tenu une conférence de presse pour annoncer le début de ce chantier d’envergure, symbole de foi et de fraternité. Créée en 2017, cette structure rassemble des ressortissants guinéens et sénégalais animés par la volonté de renforcer la cohésion sociale et de laisser une empreinte durable au service de l’Islam et du rayonnement de leur terre d’origine. Son président, Baba Guirassy, a rappelé que l’objectif dépasse la simple construction pour incarner une vision de solidarité et de transmission spirituelle. Mme Fanta Fona Diaby, responsable de la communication, a souligné l’importance identitaire de ce projet pour une génération née en Occident mais profondément attachée à ses racines africaines.
Le chef de projet, Moustapha Diaby, a détaillé l’ambition de transformer l’édifice ancien en une mosquée moderne de type R+2, précisant que 1 500 000 euros ont déjà été mobilisés, tout en lançant un appel à la générosité pour compléter le financement.
Les travaux seront confiés à une entreprise locale, valorisant ainsi l’expertise nationale. La mobilisation se poursuivra dans les prochains jours avec une série d’événements majeurs : le 23 janvier sera consacré au Fidaou, le 24 janvier à une grande conférence islamique et le 25 janvier à la cérémonie solennelle de pose de la première pierre.
Au-delà du cadre religieux, des dons généreux affluent de diverses communautés et régions, illustrant l’attachement des Guinéens, Sénégalais et Gambiens à la Grande Mosquée Karamokhoba, perçue non seulement comme un centre de dévotion mais aussi comme un puissant symbole d’unité et d’identité culturelle.
Ibrahima Sory Bangoura

















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