On dit souvent que mieux vaut tard que jamais. Cette maxime prend tout son sens lorsqu’une vie entière de probité et de dévouement finit par être reconnue. Car dans le métier de journaliste, où l’ombre est souvent plus vaste que la lumière, rares sont ceux qui récoltent les fruits de leur intégrité. Hassane Kaba, lui, vient de recevoir cet hommage mérité.
Le week-end dernier, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a organisé sa traditionnelle cérémonie de présentation de vœux au siège de l’institution, dans la commune de Kaloum. Mais au-delà des discours et des formules convenues, un moment a marqué les esprits : la reconnaissance publique d’un homme qui incarne la rigueur et l’humilité dans le paysage médiatique guinéen.

Une reconnaissance inattendue mais éclatante
Parmi les personnalités honorées, le Directeur Général de la Maison de la Presse de Guinée, Hassane Kaba, a été distingué. Fidèle à sa modestie, il ne s’attendait pas à une telle considération. Pourtant, devant un parterre de journalistes de toutes générations, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a tenu à rappeler la stature de cet homme discret mais essentiel : « Je tenais à faire remettre ce satisfecit par un journaliste irréprochable. Un journaliste qui n’a jamais violé ni l’éthique ni la déontologie. Un journaliste qui, même après avoir bénéficié de bourses de formation à l’étranger, est toujours revenu servir son pays. Et pourtant, peu de personnes parlent de lui, alors qu’il est ici, parmi nous. »
Un parcours jalonné de responsabilités
Hassane Kaba n’est pas seulement un visage connu de la presse guinéenne. Il est une mémoire vivante de ses combats et de ses évolutions. Ancien directeur de publication, président de l’Association des Éditeurs de la Presse Indépendante de Guinée (AGEPI), il est aujourd’hui à la tête de la Maison de la Presse. Son parcours est marqué par une fidélité sans faille à la profession, enrichi par des formations au Canada, un stage au Japon et un séminaire aux États-Unis. Pendant près d’une décennie, il a dirigé le groupe de presse L’Indépendant – Le Démocrate, contribuant à façonner un journalisme exigeant et responsable.
Une rare distinction dans un contexte fragile
Dans un pays où l’intégrité des cadres et des journalistes est souvent mise à rude épreuve, cette reconnaissance de la HAC apparaît comme une exception, presque une première. Elle rappelle que l’éthique et la déontologie ne sont pas des idéaux abstraits, mais des valeurs incarnées par des figures comme Hassane Kaba.
Les réactions du public en disent long : « Rien à dire », « Il le mérite », « La HAC ne s’est pas trompée ». Autant de voix qui traduisent le soulagement et la fierté de voir un journaliste honoré pour ce qu’il représente : la constance, la dignité et la loyauté envers son pays.
Plus qu’un hommage, un symbole
Ce satisfecit dépasse la personne de Hassane Kaba. Il devient un symbole pour toute une profession en quête de repères et de reconnaissance. Il rappelle que, malgré les tempêtes, il existe encore des journalistes qui portent haut le flambeau de l’éthique et qui, par leur exemple, redonnent confiance à une société en quête de vérité.
Amadou Mouctar Diallo
















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