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Matoto : Abdoulaye Yéro Baldé s’offre un bain de foule électrique pour son sprint final

À trois jours du scrutin présidentiel, le leader du FRONDEG a choisi le stade Kabinet Kouyaté pour son ultime démonstration de force. Entre promesses de rupture et appel à l’unité, Abdoulaye Yéro Baldé a clôturé sa campagne dans une ferveur populaire rarement égalée.

Ce jeudi 25 décembre 2025, alors que le pays célèbre Noël, la commune de Matoto vibrait au rythme de la politique. De Kissosso à Sangoya, l’axe principal a été submergé par une marée de militants du Front Démocratique pour le Progrès (FRONDEG). Klaxons, slogans scandés à l’unisson et sonorités de fête : l’ambiance était électrique bien avant l’arrivée du candidat.

Une mobilisation aux allures de plébiscite

C’est dans un stade municipal feu Kabinet Kouyaté plein à craquer que le leader du FRONDEG a fait son entrée sous une salve d’ovations. Pour son directeur de campagne, M. Kaba, cette mobilisation est le signe d’une adhésion profonde : « Vous avez cru en une vision. La Guinée ne mérite plus l’injustice et Abdoulaye Yéro Baldé est la solution », a-t-il lancé, saluant une campagne menée aux quatre coins du pays.

Moment de vérité 

Prenant la parole dans une atmosphère de ferveur, Abdoulaye Yéro Baldé a d’emblée placé son discours sous le signe de la responsabilité. « L’heure du choix a sonné. L’alternance que nous portons n’est pas une simple ambition, c’est une urgence nationale », a déclaré l’ancien ministre, affirmant avoir entendu « le cri de cœur » des Guinéens durant son périple électoral.

Loin des envolées lyriques, le candidat a insisté sur le pragmatisme de son programme notamment l’éducation. Il mise sur ue réforme de l’université pour stopper le chômage des jeunes. Sur le plan sanitaire, il affirme que l’instauration de la gratuité des soins, un pilier de son contrat social. Parlant de la sécurité, il declare il met l’accent sur une protection égale pour chaque citoyen, quel que soit son patronyme ou sa région.

Le candidat du FRONDEG a également profité de cette tribune pour fustiger l’absence de confrontation d’idées durant cette campagne. « Mon invitation au débat n’a pas été honorée. Aucun n’a osé, car ils n’ont pas de projet », a-t-il martelé, se posant en seul candidat porteur d’une alternative structurée.
Un message d’unité
Celui qui refuse l’étiquette d’« homme providentiel » pour se définir comme un « serviteur » a appelé à la vigilance et au civisme. « Le changement viendra de vous. L’avenir de ce pays est entre vos mains ».


Alors que la campagne s’achève officiellement, Matoto a envoyé un signal fort. Reste à savoir si cette déferlante humaine se traduira, le 28 septembre, par une victoire dans les urnes pour le leader du FRONDEG.
Jean-Marie Morgan

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