Dans le cadre de sa mission de lutte contre la corruption en Guinée, l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC) envisage de tisser un partenariat avec les acteurs de la société civile, notamment à travers le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG). Cette initiative, présentée ce mercredi 1er octobre à Conakry par le Directeur exécutif de l’ANLC, Dr Mohamed Béreté, vise à informer et sensibiliser les populations sur l’ensemble du territoire national sur les méfaits de la corruption et ses conséquences sur la vie d’une nation.

La rencontre s’est tenue au siège du CNOSCG en présence de plusieurs responsables et représentants d’organisations citoyennes. Dr Béreté a rappelé que sa nomination à la tête de l’Agence par le président de la République, le général d’armée Mamadi Doumbouya, s’inscrit dans une volonté politique forte de faire de la lutte contre la corruption un pilier fondamental de la gouvernance nationale.
Selon lui, la corruption est un fléau qui mine les efforts de développement et compromet le bien-être des populations. Il a souligné que certains citoyens s’y adonnent par ignorance des implications de leurs actes, tandis que d’autres ne mesurent pas l’impact de la corruption sur les ressources publiques et la qualité de vie. C’est pourquoi l’ANLC place la prévention, la sensibilisation et l’information au cœur de son action.
Dr Béreté a également insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des partenaires solides pour mener à bien cette mission. Il a salué l’engagement du CNOSCG, qu’il considère comme un acteur clé de la société civile, bien implanté sur le territoire national et capable de relayer efficacement les messages de sensibilisation auprès des populations.
De son côté, Gabriel Haba, président du CNOSCG, a exprimé sa satisfaction de voir l’Agence nationale de lutte contre la corruption solliciter un partenariat avec la société civile. Il a salué la transparence et l’engagement du Dr Béreté, tout en affirmant que le CNOSCG est prêt à accompagner l’Agence dans la réalisation de ses objectifs.
Pour Gabriel Haba, la société civile est la plus proche des citoyens et joue un rôle essentiel dans la transmission des messages de prévention. Il a souligné que la corruption, qu’elle soit grande ou petite, coûte cher à la Guinée et freine son autonomie financière ainsi que son développement. Il a réaffirmé la volonté du CNOSCG de contribuer activement à la lutte contre ce fléau, en renforçant la sensibilisation et en mobilisant les communautés.
Ce partenariat entre l’ANLC et le CNOSCG marque une étape importante dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Il ouvre la voie à une collaboration renforcée entre les institutions publiques et les acteurs de la société civile, dans l’objectif commun de bâtir une gouvernance plus transparente et plus équitable au service du peuple guinéen.

Amadou Mouctar Diallo

















Leave a Reply