Advertisement

Guillaume Hawing : « Toutes les réponses aux préoccupations des citoyens y figurent »

Ce samedi, à la Maison de la presse, Guillaume Hawing, ancien ministre et actuel Directeur Général du Centre National de Surveillance et de Police des Pêches (CNSP), a animé une conférence de presse marquée par une défense passionnée du projet de nouvelle Constitution en Guinée.
Selon lui, ce texte fondateur introduit « une vingtaine d’innovations institutionnelles » visant à doter le pays d’« institutions fortes et de politiques intelligentes ».
 Un Sénat et une Cour spéciale de justice comme leviers de réforme
Parmi les propositions phares, M. Hawing a mis en avant l’instauration du bicaméralisme avec la création d’un Sénat. Il précise que « un tiers des sénateurs sera nommé par le président de la République, mais les deux tiers viendront des régions et des communes, à travers un vote », soulignant que cette configuration constitue « un contre-pouvoir utile » et renforce la décentralisation.
Autre innovation majeure : la création d’une Cour spéciale de justice, composée de neuf membres non désignés par décret présidentiel. Prévue aux articles 160 à 163 du projet, cette juridiction aura compétence pour juger le président et les membres du gouvernement en cas de haute trahison ou de parjure. « C’est une avancée unique dans la sous-région », a-t-il affirmé.
Des commissions indépendantes pour garantir les engagements de l’État
Le projet prévoit également la mise en place de nouvelles institutions de contrôle, telles que la Commission nationale pour le développement (article 168) et celle de l’éducation civique et des droits humains (article 171). Ces organes auront pour mission de veiller à l’inclusion des jeunes, des femmes, des personnes handicapées et de la diaspora dans la vie nationale.
 Mandat présidentiel : un choix assumé
Sur la question controversée de la durée du mandat présidentiel, désormais fixé à sept ans renouvelable une fois, Hawing a défendu cette disposition comme une réponse aux contraintes économiques et administratives. « Le passage à sept ans permet de gagner dix années de travail et de développement sur un quart de siècle », a-t-il expliqué, rejetant toute volonté de pérennisation au pouvoir.
Se présentant comme un lecteur assidu des constitutions africaines, Guillaume Hawing n’a pas hésité à qualifier le texte guinéen de « meilleure constitution de la sous-région ». Il affirme que « toutes les réponses aux préoccupations des citoyens y figurent » et se dit prêt à débattre avec « n’importe quel constitutionnaliste ».
En conclusion, le Directeur du CNSP a exhorté les Guinéens à s’approprier ce projet qu’il considère comme une opportunité historique pour « renforcer la démocratie et poser les bases d’un développement durable ».
Amadou Mouctar Diallo 

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *