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Pacte pour la cohésion nationale : le Premier ministre salue un engagement solennel pour une paix durable 

Le Premier ministre, Amadou Oury BAH, a présidé ce jeudi à Conakry la cérémonie de signature du Pacte national pour la paix et la réconciliation.

Organisée par le Centre international de recherche et de documentation (CIRD), en collaboration étroite avec le Système des Nations Unies à travers le projet d’appui à la cohésion sociale mis en œuvre par ONU-Droit de l’Homme, le PNUD et l’UNFPA, sur financement du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), cette rencontre a réuni de hautes personnalités et institutions du pays.

Étaient présents : des représentants des autorités religieuses, morales et traditionnelles des quatre régions naturelles de la Guinée, des membres du corps diplomatique, des représentants des Nations Unies, d’anciens Premiers ministres ainsi que de hauts cadres de l’administration.

Un processus inclusif, adossé aux aspirations nationales

Le Premier ministre a salué l’esprit d’unité et de responsabilité qui a caractérisé le processus ayant abouti à ce pacte. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui avait, dès décembre 2021, annoncé la tenue des Assises nationales pour le pardon et la réconciliation.

« Le travail des Assises, conduit sous la coprésidence de Monseigneur Vincent Coulibaly et du Grand Imam Elhadj Mamadou Saliou Camara, a permis de faire émerger 45 recommandations aujourd’hui au cœur de l’action publique », a indiqué le Chef du Gouvernement. Saluant l’implication des leaders religieux, des représentants communautaires et l’appui constant des partenaires techniques et financiers dans l’élaboration de la stratégie nationale de réconciliation, dont ce pacte constitue une concrétisation.

Monsieur Amadou Oury BAH a insisté sur l’importance d’un engagement collectif et permanent en faveur de la paix, qu’il a qualifié de socle de la stabilité et du développement.

« Ce pacte est un acte de foi envers la Guinée. Un engagement solennel à faire de la réconciliation et de la paix une conquête quotidienne », a-t-il affirmé, mettant en garde contre les dangers du repli et du désordre.

Il a également évoqué le projet de nouvelle Constitution, qui prévoit de renforcer le rôle des autorités morales et traditionnelles dans l’architecture institutionnelle. À ce titre, il a invité les parties prenantes à s’approprier ce texte, à le vulgariser et à en expliquer la portée aux populations.

Au nom du système des Nations Unies, Madame Kristèle YOUNES, Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Guinée a salué l’engagement des autorités guinéennes, en particulier celui du Premier ministre, en faveur de la réconciliation nationale. Elle a également rendu hommage à la mobilisation des leaders religieux et coutumiers pour la paix.

S’exprimant au nom des chefs religieux, Monseigneur Vincent Coulibaly, Archevêque de Conakry, a rappelé l’unité d’action entre les confessions religieuses :

« Le Grand Imam et moi-même avons toujours œuvré ensemble dans le sens de la paix. Notre présence ici est une interpellation spirituelle, un clin d’œil à Dieu pour qu’Il accompagne la Guinée sur le chemin de la stabilité. »

Le Premier ministre, aux côtés des représentants des autorités morales et traditionnelles des quatre régions naturelles, a apposé sa signature au bas du Pacte national pour la paix et la réconciliation, marquant ainsi un engagement collectif et solennel pour une Guinée unie, apaisée et tournée vers l’avenir.

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