Le samedi 21 juin 2025, la Guinée a célébré avec faste la Journée Internationale de la Musique, une initiative lancée en 1975 par l’UNESCO et le Conseil International de la Musique afin de promouvoir la diversité musicale et l’échange culturel. Fidèle à sa tradition, la capitale, Conakry, a été le théâtre de concerts géants gratuits, organisés simultanément en quatre lieux : le Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG), la Mairie de Matam, le Carrefour Saya à Gbessia et l’Espace Plaza Diamant à Kipé.

Ces festivités, orchestrées par le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla visaient non seulement à célébrer la musique dans toutes ses expressions, mais aussi à rendre un vibrant hommage aux pionniers qui ont fait rayonner la culture guinéenne au-delà des frontières.
Pour garantir le succès de l’événement, le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, a effectué une tournée des quatre sites, accompagné de hauts cadres de son département. Des performances artistiques impressionnantes aux prestations musicales captivantes, les spectacles ont été à la hauteur des attentes. Musiques urbaines, ballets gracieux, acrobaties audacieuses, chants mélodieux et danses entraînantes ont rythmé cette journée mémorable, illustrant la richesse et la vitalité de la scène artistique guinéenne.
Après avoir assisté aux performances à Kipé, dernier arrêt de sa tournée, le ministre Sylla a livré un bilan empreint d’émotion et de fierté : « Nous devons nous rappeler que chaque jour de l’année est une occasion de célébrer la musique, car elle est partout. Il suffit d’avoir une oreille attentive pour l’entendre dans nos mélodies, nos rues, nos quartiers. »
Le ministre a souligné la signification particulière du 21 juin en Guinée :
« Ce 21 juin, nous avons décidé d’ajouter une dimension spéciale à la Fête Internationale de la Musique en rendant hommage à nos devanciers, à toutes celles et ceux qui ont porté haut le tricolore national sur le plan culturel et qui ont fait rayonner la Guinée au-delà de ses frontières physiques. C’est l’occasion de leur dire merci pour ce qu’ils ont fait pour la nation. »
Il a également adressé un message fort aux artistes actuels : « C’est aussi une façon de dire à nos musiciens, à nos artistes, à nos chanteurs, à nos danseurs que dans chaque bruit du djembé, du balafon, de la chorale, il y a, dans ces rythmes, le cœur à l’unisson du peuple de Guinée. Et qu’ils comprennent que par ces rythmes, ils font vibrer l’âme de la République de Guinée. »
Moussa Moïse Sylla a par ailleurs mis en avant l’importance de son département :
« C’est cela, le Ministère de la Culture : le Ministère de l’identité nationale, parce que la culture, c’est notre identité. C’est l’occasion de remercier le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, dont la vision et le leadership ont permis de placer la culture au rang de ses priorités, ce qui nous permet de relancer de grandes réformes, notamment en ce qui concerne nos formations orchestrales. »
Le ministre Sylla a ensuite partagé quelques-uns des moments forts de la soirée : « Au CCFG, Manamba Kanté a été extraordinaire sur scène avec des musiciens d’une précision chirurgicale. Elle a été à la hauteur de la cérémonie. À la Mairie de Matam, en collaboration avec le président de la délégation, Badra Koné, nous avons pu savourer nos rythmes à travers nos percussions, notamment grâce à une belle prestation de la troupe Nimbaya, tout juste revenue d’Osaka, où elle a laissé une forte impression. À Gbessia et à Kipé, nous avons également savouré de superbes prestations de musiciens “pépites”. À Kipé, sur l’esplanade de Plaza Diamant, nous avons fêté l’apothéose de la Fête Internationale de la Musique. Nous avons vu passer de nombreuses vedettes de la musique urbaine, des percussions, un peu de tout, avec des rythmes issus des quatre régions de notre pays. »
La Fête de la Musique 2025 en Guinée a ainsi été une éclatante illustration de l’unité et de la richesse culturelle du pays, promettant un avenir encore plus radieux pour la musique guinéenne.


Mohamed Dramé

















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