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Affaire des 4 tonnes d’or : le gouvernement guinéen rétablit les faits

L’affaire du détournement présumé d’or, largement relayée par les médias, a été évoquée par Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence.

Il a tenu à dissiper certaines zones d’ombre autour de ce dossier, précisant que la Commission des mines est l’organe compétent chargé d’attribuer ou de retirer les permis d’exploitation et de recherche. Ce processus repose sur une décision mise à la disposition du ministre des Mines.

Concernant les transactions d’or mentionnées dans la presse, le ministre a affirmé que la réalité diffère largement de ce qui a été diffusé : « Nous avons également entendu parler de transactions d’or, mais dans la plus grande transparence, les faits ont été largement exagérés par des spéculations et des diffamations. Ce qui s’est réellement passé sur le terrain est bien différent. »

Il a rassuré le public en affirmant que l’or appartenant à l’État guinéen reste sous contrôle : « Nous savons où se trouve l’or de la Guinée, nous avons récupéré une bonne partie, et nous connaissons les modalités de récupération du de rumeurs ont circulé inutilement. »

Enfin, le ministre secrétaire général à la présidence Amara Camara a appelé au calme et à la responsabilité, affirmant la volonté du gouvernement d’agir dans l’intérêt du pays : « Nous ne sommes pas là pour répondre à chaque polémique. Le rôle des dirigeants est d’écouter et d’apporter des solutions. Nous continuerons à le faire lorsque cela sera nécessaire, sans nous laisser distraire par des bruits extérieurs. Beaucoup de manipulations entourent cette affaire, et la vérité n’est pas toujours là où certains la placent.

Intervenant le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a dénoncé une « fake news » concernant la disparition supposée de quatre tonnes d’or. « Beaucoup de journalistes d’investigation publient de fausses informations sur l’or. Mais le marché de l’or ne fonctionne pas ainsi. Contrairement aux idées reçues, l’or physique ne circule pas librement de marché en marché. »

Il a expliqué que l’or est toujours certifié et accompagné d’un document de valeur : « Lorsqu’un État possède de l’or, celui-ci est stocké physiquement et ne peut être déplacé au gré des volontés individuelles. Ce ne sont que les valeurs attribuées à cet or qui évoluent sur le marché. »

Déplorant les nombreuses spéculations autour du sujet, il a insisté sur a complexité du marché de l’or et l’importance de consulter des spécialistes avant de tirer des conclusions hâtives.

Enfin, le ministre des Transports a rappelé que l’or détenu par les États n’est pas destiné à être transformé en bijoux et vendu au détail, soulignant que la gestion de ces ressources suit des règles strictes.

Amadou Mouctar Diallo 

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