Dans le cadre du renforcement du système de santé en Guinée et de la lutte contre le VIH/SIDA, les partenaires et les autorités s’associent autour du thème « Santé pour tous en Guinée d’ici 2030 : défis et perspectives », grâce à l’appui du gouvernement italien à travers le centre DREAM. L’initiative a été officiellement lancée ce lundi 12 mai 2025 lors d’une table ronde à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Elle a réuni des professionnels de santé issus de plusieurs structures ainsi que des représentants des institutions d’enseignement médicales.
Cette initiative conjointe du Centre d’Excellence Africain pour la Prévention et le Contrôle des Maladies Transmissibles (CEA-PCMT) de l’UGANC et de l’Université de Rome Tor Vergata bénéficie du soutien de l’Ambassade d’Italie.
Dans cette dynamique, Stefano Gatti, Directeur Général de la coopération et du développement du ministère italien des Affaires étrangères, s’est réjoui de l’implication des autorités guinéennes dans la relance de la coopération bilatérale. Il a rappelé la volonté du gouvernement italien, depuis 2024, de faire de l’Afrique une priorité stratégique. « L’année dernière, nous avons rencontré votre ministre de la Santé, une personne jeune, compétente et très engagée. Elle nous a demandé de doubler le nombre de centres DREAM dans le pays. Nous avons dit oui. Et aujourd’hui, nous lançons officiellement ce projet », a-t-il déclaré.
De son côté, Christina Cannelli, coordinatrice pays du programme DREAM, a rappelé l’ancienneté de ce partenariat qui existe depuis près de 20 ans. « Ce partenariat avec l’Italie nous permet d’élargir l’accès aux soins, notamment pour les personnes vivant avec le VIH. DREAM n’est pas un projet temporaire. C’est un programme. Nous sommes là pour rester. Actuellement, DREAM suit 4 800 patients dans cinq centres (à Conakry, Coyah, Dubréka), avec une ambition claire : étendre l’action vers Boké et Kindia, tout en ouvrant un centre de pointe en Guinée forestière. »
Le Professeur Mohamed Cissé, Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé à l’UGANC, a souligné le caractère novateur du projet grâce à son approche intégrée. « Cette collaboration tripartite entre les universités, les ONG et les institutions locales va permettre de renforcer non seulement la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, mais aussi de créer un centre capable de diagnostiquer d’autres maladies infectieuses en cas d’épidémie. »
À terme, un investissement total estimé à 10 millions d’euros devrait être engagé afin de consolider l’accès aux soins des populations les plus vulnérables.
Cette rencontre a également mis en lumière la nécessité de renforcer les liens entre recherche, terrain et politique publique, tout en bâtissant des partenariats équitables pour répondre durablement aux défis sanitaires du pays. À travers cette initiative, l’Italie envoie un signal fort : celui d’une coopération renouvelée et d’une solidarité concrète, où la santé devient un pilier du développement partagé.
La Guinée pourra ainsi tirer profit de cette opportunité afin de garantir un meilleur accès aux soins de qualité pour sa population.
Kalifatou Doumbouya

















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